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Frédéric
Paul nous impressionne par sa maîtrise, son toucher, sa virtuosité (point arrogante). On
ne peut quapprécier lexistence dune musique autorisant une telle
diversité et surtout casser nos habitudes !
Interview Jazz Convergences
Lenfant du pays a fait du chemin depuis ses études musicales au Conservatoire de
Marseille et en Californie... Considéré déjà comme un évènement par la critique
nationale et internationale, notre pianiste concertiste compositeur est remarqué pour son
indépendance des mains et une solide poigne à gauche, Frédéric Paul est en train de
vivre des moments intenses...
Charles Robotti - Le Méridional
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La musique de Frédéric Paul nous captive..., une affirmation de
talents, un plaisir à écouter puis réécouter cette affirmation...
Jacky Ritz - Jazz Convergences
Cross-Words (mots croisés) ou cross worlds (monde croisés), cest un
véritable échange à la croisée de leurs chemins que se sont livrés Frédéric Paul
Lallet et Eddie Gomez, comme en témoignent les six thèmes composés en commun (les
autres, à deux standards près, étant de la plume du pianiste). Et si litinéraire
du contrebassiste est connu de tous, on sera agréablement surpris de découvrir ici un
jeune pianiste français ayant dores et déjà son univers personnel, ni banalement
evansien, ni platement jarrettique. Un univers traversé de reminiscences stride ou
impressionnistes, de mélodies aérées ou dansantes, auquel on comprend aisément
quEddie Gomez ait pris un évident plaisir à associer le sien et dont on savourera
à loisir le produit en attendant les développements prometteurs quil
laisse espérer.
Thierry Quénum - Jazz magazine
Nul naffirmera que le pianiste Frédéric P. Lallet sest engagé dans la voie
de la facilité lorsquil a choisi, pour ses deux premiers enregistrements, des
formes dexpression sapparentant à des exercices de style et postulant la
maîtrise instrumentale. En duo avec Eddie Gomez sur Cross Words, qui cosigne six thèmes,
prévaut le commerce serein et non prolixe de deux cheminements, de deux personnalités,
la teneur de lensemble renvoyant inévitablement à lesthétique de Bill Evans
et de ses épigones, Keith Jarrett notamment. Sur Contrastes, en solo, Frédéric P.
Lallet accentue encore plus cette allégeance, et dévoile lintimité de son
discours au moyen de combinaisons impressionnistes faites de tension et de relâche. Même
si latmosphère de ces deux CDs ne se départ pas dune approche pianistique
classique, européenne, qui pourrait en irriter plus dun, lunivers sensible et
tranquille de ce musicien vaut quon sy attarde quelque peu.
François Vernier - Jazz Hot
Album solo dans un bon style free-jazz, Contrastes nest pas sans rappeler le
célèbre Koln Concert de Keith Jarrett. Ca nest pas une imitation, mais un bien bel
album, intimiste et déchaîné, où les images musicales enchaînent des moments de paix
et des volutes déferlantes, des swings et des harmonies violentes, touffues par instants,
libres tout le temps. Le pianiste nous livre son monde intérieur et nous invite à le
méditer. Le piano exprime toute la richesse sonore dont il est capable, il ouvre des
chemins qui méritent dêtre empruntés. Une belle production, dun pianiste
qui a joué avec les plus grands, parce quil en fait partie. A acheter
durgence.
Pluriel Magazine
Il est pianiste, jeune ciotaden et possède déjà un style très personnel. Pour son tout
premier disque compact ( Cross-Words - Too Much Records), on la
retrouvé en duo avec Eddie Gomez. La référence est déjà solide. Dautant
quon commençait (cétait au tout début 90) à y percevoir un univers très
personnel. Avec Contrastes , son second disque mais premier laser en solo,
réalisé dans la foulée, Fred Lallet ouvre grandes les portes de son monde musical
personnel. Un monde libre, intérieur, varié, assez européen finalement. On y retrouve
du classissisme rassurant mais aussi les envolées typiques du free-jazz, contenues,
conduites même, avec un sens de léquilibre peu commun. De la tension au
relâchement, Lallet profite des alternances pour nous faire partager une richesse sonore
pianistique que lon aurait parfois tendance à oublier. Original dans sa démarche,
à lesthétique osée, il distribue au passages quelques exercice de styles (qui
risquent den indisposer plus dun) mais qui valorisent son monde sensible et
finalement assez tranquille. Cela mérite en tout cas que lon sy attarde car
ce nest pas tous les jours que sexprime proprement, avec inspiration et
originalité sentend, un jeune pianiste ciotaden.
Le Méridional
Pendant plusieurs années aux USA, côtoyant les grands noms du jazz, Frédéric Paul a
bénéficié dun apprentissage musical étonnant. Contrastes dévoile
la grande liberté de jeu et laisance musicale dun artiste qui, considérant
son talent comme un don de Dieu, veut nous rapprocher de Lui au travers de son art.
Cest dans sa foi quil puise son inspiration, et son jeu subtil, hors des
standards-jazz , laisse transparaître lespoir. Un grand album de piano
solo aux accents avant-gardistes pour tous les amateurs de jazz.
Séphora Music Magazine
Cétait un vendredi soir et il faisait un temps de chien... Malgré tout, le public
était au rendez-vous du premier concert donné dans notre ville par le compositeur
Frédéric P. Lallet. Cétait à léglise Saint Antoine, route du Vittullo, et
les deux cents personnes qui ont découvert cet artiste nont pas regretté de
sêtre déplacées, malgré le vent glacial et la tempête. Il suffit, pour
sen rendre compte, de lire les marques de sympathie inscrites sur le livre
dor. Des mots gentils, enthousiastes, admiratifs. Réconfortant, tout de même en
cette période de sinistrose aigue, non ? De quoi sinterroger, aussi, sur les
explications fournies, de temps à autre, pour justifier certaines salles vides...
S. Florence - La Corse
Cocktail Jazz et Vodka : Invité par le ministre de la culture russe
Frédéric P. Lallet sera en tournée à Moscou début mars. Il sera ainsi
lambassadeur de la cité impériale puisquil remettra aux autorités russes la
médaille de la Ville dAjaccio et une lettre émanant du Conseil Général de la
Corse du Sud, encourageant ces échanges culturels...
La Corse - Le Provençal
Une Oasis de swing... Dire quAjaccio est un désert culturel serait un peu dur, mais
tous les déserts ont leur oasis. Frédéric Paul Lallet en est une à lui seul, et une
oasis qui swingue...
Interview J.P. Frigara - Journal de la Corse Le Doyen de la Presse Française
Frédéric P. Lallet : Certains laiment spirituel...
Interview Paese Magazine
Frédéric P. Lallet : lartiste qui a enregistré avec les plus grands, allie sa foi
à son art...
Interview Le Christianisme |
Ce garçon qui a grandi d'un coup, déambule le regard
tourné vers un ailleurs...
Penché sur son saxo, il semble tout de suite en osmose avec l'instrument, il l'embouche
et la magie des vibrations acoustiques transcende l'émotion d'un public transporté.
Une extase émouvante.
Assis au piano, recueilli ou en effervescence Frédéric P. Lallet fascine tout autant.
Doté d'une superbe indépendance des mains, d'une technique impeccable, rythmes et
cascades de notes s'entrechoquent en harmonie, nous dévoilant là une combinaison savante
de son génie.
Tout proche du divin, naît un musicien qui n'est, en fait, que le "canal" d'une
force supérieure avec laquelle il communique, nous laissant des moments moments
inoubliables, des résonances éternelles...
Frédéric P. Lallet , né en 1960, débute à sept ans par des cours de piano classique
et à dix ans par le saxophone au Conservatoire Régional de Marseille. Il obtiendra un
premier prix de solfège et dès 18 ans, il décide d'entreprendre le grand voyage aux
Etats-Unis, en quelque sorte, une remontée aux sources de ce langage universel appelé
Jazz.
Il y séjournera six ans, bénéficiant ainsi d'un apprentissage musical dont il avait
toujours rêvé : l'école de Dick Grove School of Music à Los Angeles côtoyant les plus
grands noms de la scène : Lou Lévy, Lalo Schiffrin, etc...
Tous ses enregistrements réalisés sans aucune répétition préalable reflète bien
l'état d'esprit de notre musicien. Premier jet, première prise, effacer, refaire, sont
dans les règles de ce jeu impossibles.
Très rapidement la communication entre les musiciens va s'élever au delà de toute
limitation technique consciente, pour s'épanouir en un seul et unique langage, un
dialogue spirituel, pour atteindre le but fixé : une communion d'âmes à travers l'art.
Aimant prendre des risques, il recherche la même présence chez les autres
instrumentistes. On dit de lui qu'il est progressif dans la pratique de sa musique,
incitant de cette manière une interprétation personnelle.
N'hésitant pas à se remettre en cause pour dépasser un certain statut dit de
"confort", Frédéric P. Lallet est à sa manière un anticonformiste.
Son imagination fertile, alliée à un esprit créatif, stimule une volonté, un désir et
je dirai même un devoir d'épurer, de clarifier son langage musical, pour preuve ses
compositions, ses improvisations (compositions spontanées), car comme pour tout un
chacun, la route vers la perfection, bien que nécessaire, est délicate. Aussi par le
biais de sa musique ne tente-t'il pas de se rapprocher de la source créatrice ? Ne
serait-ce pas en définitive la véritable vocation de l'Artiste ?
Des hommes de génie comme Art Pepper ou John Coltrane (musiciens de Jazz préféré de
Frédéric Paul), sont issus du ghetto, de bars et pubs louches, ces univers hostiles à
toute sensibilité sont pourtant générateurs d'êtres d'exception. La frustration, la
souffrance morale, physique, donnent très souvent naissance à des artistes.
Pour Frédéric P. Lallet, une retraite spirituelle, durant laquelle il se verra privé de
tout contact avec un instrument, fut un des catalyseurs de son concept musical, le déclic
de la maîtrise de son art.
Pour lui, la musique est un Don, et restera un don. Seule une attitude d'humilité et de
respect lui permettra d'atteindre cette joie de créer, de partager.
Que ce soit au saxophone ou au piano, Frédéric P. Lallet n'a pas fini de nous
surprendre...
Helyette Cacchia
Attachée de presse
Sur son album "As it is" enregistré à New-York, Frédéric Paul au saxophone
continue sa démarche de ne pas utiliser constamment une musique déjà composée et
arrangée pour le développement de base de son improvisation.
Conscient qu'il existe des domaines où il n'a pas encore atteint le but fixé, il affirme
néanmoins à travers ses compositions un élan pour maintenir sa musique libre, libre de
toutes contraintes, permettant à celle-ci de respirer, de vivre et de s'ébattre en toute
plénitude.
Maitre de sa technique, ayant assimilé l'histoire du Jazz et ses traditions musicales, il
sait que cette musique ne lui appartient pas. Son unique objectif
en vérité, est de s'effacer pour la laisser s'exprimer, communiquant ainsi divers
messages, tout en répondant à l'appel du don.
Ceci ayant été signalé, on comprendra plus facilement la liberté de formes de ses
compositions. Parfois un thème de 32 mesures, un autre de 4 mesures, ou bien encore un
autre de 2 mesures, pont, coda, reprise, introduction, tonalité, modulation ne sont pas
obligatoirement amorcés, nécessairement énoncés ou interprétés, mais on retrouve
toujours ce discours qui se développe au fil des mesures, s'intensifiant par
l'intervention des autres musiciens, nous laissant à la dernière note... songeur et
émerveillé ! Et si tout cela était vrai ?
Soucieux d'utiliser son talent le mieux possible, il ne croit ni en la musique violente,
déchaînant les passions, ni en la musique politique. L'Art est, et doit-être un langage
spirituel et divin, permettant à l'homme d'entrevoir par "des coups de rideau
levés" l'avenir et par là-même, se doit en toute sagesse de le transmettre.
L'Art et le Divin ne font qu'un, encore faut-il pouvoir s'élever au dessus de toutes
fausses vérités...
Le Jazz, véritable cri du coeur, ne peut exister sans un travail d'individualité. Faire
ressortir son originalité dans sa propre musique, demande maturité et courage. Courage
de rester soi-même, à sa manière, quel que soit le style à la mode ; courage de ses
convictions pour arriver à une unité intérieure, permettant ainsi à la source
créatrice de ne pas se tarir.
Pour de tels messages, Frédéric Paul pour ses débuts a ressenti immédiatement la
nécessité de s'entourer d'artistes (Eddie Gomez, Danny Gottlieb) qui n'ont, si je puis
dire, plus à rien à prouver musicalement. Chacun des musiciens savait les réelles
motivations de cet enregistrement, et a tout de suite accepté d'y contribuer. Bien que
Frédéric Paul ait déjà enregistré en duo avec Eddie Gomez, le contrebassiste, il
semblerait qu'il arrive à faire adapter les musiciens en fonction de l'évolution de sa
musique.
S'entourer de tels accompagnateurs lui permet de se concentrer plus facilement sur son
message, sachant que où il aille ceux-ci sont toujours présents, sans pour autant
interférer avec son jeu. De toute évidence, Frédéric Paul leur permet de s'exprimer
librement par de magnifiques interventions, respectant leur statut de leader.
Sa musique est belle, profonde, son esthétisme est une question de gout. Toute
définition supplémentaire serait forcément restrictive et castratrice. Le Jazz se
ressent et l'expliquer serait l'amputer de son essence, et par là- même court-circuiter
le message de l'artiste.
Il est connu et reconnu que nous percevons tous différemment, phénomène lié à
l'évolution spirituelle, mais chacun peut, si il le veut, voir et entendre à travers un
art. La Musique de Frédéric Paul se prête aisément à la vision spirituelle, laissant
le rêve s'alimenter d'images, de sensations et d'émotions.
Pour finir, je reprendrai ces quelques mots écrits par James Bronson Jr, Grammy awards du
meilleur producteur d'artistes de Jazz par le magazine Down-Beat :
"Que Frédéric Paul Lallet joue du piano ou du saxophone, cela ne fait aucune
différence. Sa musique unique, merveilleuse, est dans le groove et son aisance musicale
est au sommet.
Frédéric Paul possède quelque chose qui le met au dessus des autres musiciens de sa
génération, et qui est un son unique ; tout comme dans les années soixante quand John
Coltrane émergea avec un son unique, appelé plus tard "Sheets of sounds" .
Je ne doute pas que Frédéric P. Lallet est un innovateur."
J. Giovannai
Jazz Producteur |